Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), l’activité physique est une alliée santé dans toutes les composantes de la santé : bien-être physique, mental et social.

Toute augmentation du niveau d'activité physique, même inférieure aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est bénéfique pour la santé et doit être encouragée.

 

Une pratique régulière permet notamment de :

  • Réduire significativement le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers (sein, colon, prostate)

  • Améliorer la condition physique et le maintien de l'autonomie à tous les âges de la vie

  • Favoriser un développement optimal des os, des muscles et des capacités cognitives chez les enfants et les adolescents

  • Diminuer les symptômes d'anxiété et de dépression, améliorer la qualité du sommeil et la gestion du stress

  • Renforcer l'image de soi et la qualité de vie au quotidien 

  •  Favoriser la socialisation 

  • L’activité physique est bénéfique pour la santé si elle est pratiquée régulièrement et durablement.


Infographie de l'ONAPS : les effets d'une activité physique régulière sur douze dimensions de la santé. Description détaillée sous l'image.

Description détaillée de l'infographie « Impacts sanitaires de l'activité physique »

Schéma de l'Observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité (ONAPS), soutenu par le ministère chargé des Sports. Au centre, « activité physique régulière ». Douze domaines de santé rayonnent autour, chacun assorti de son effet mesuré et de ses sources.

  • Mortalité toutes causes : baisse de 30 % de la mortalité prématurée (OMS, 2020 ; Ekelund et al., 2019).
  • Maladies cardio-vasculaires : baisse de 30 % du risque — hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux, infarctus du myocarde (Li et al., 2012).
  • Cancer : baisse de 24 % du risque de cancer du côlon (Anses, 2016 ; Wolin et al., 2009), de 25 % du cancer du sein (Anses, 2016), de 20 % des cancers du poumon et de l'endomètre (McTiernan et al., 2019) ; risque réduit pour les cancers de la vessie, de l'œsophage, du rein et de l'estomac (McTiernan et al., 2019 ; Committee PAGA, 2018).
  • Diabète de type 2 : baisse de 25 à 35 % du risque (Warburton et al., 2010 ; Duclos et al., 2013).
  • Surpoids et obésité : contrôle du poids et amélioration de la composition corporelle, en association avec une alimentation équilibrée (Committee PAGA, 2018).
  • Condition physique : hausse de la force musculaire (Rivière et al., 2015 ; Landi et al., 2014), de l'endurance et des fonctions cardiaque et respiratoire (Lin et al., 2015), de la souplesse, de la coordination et de l'équilibre — donc baisse du risque de chutes (Inserm, 2015 ; Hughes et al., 2010).
  • Santé osseuse : acquisition et maintien du capital osseux ; baisse de 10 % des fractures liées à l'ostéoporose (Committee PAGA, 2018).
  • Santé mentale : baisse des troubles anxieux (Gordon et al., 2017 ; Wegner et al., 2014 ; Bartley et al., 2013), baisse de 19 à 30 % du risque de dépression (Mammen et Faulkner, 2013 ; Kandola et al., 2020), baisse de 40 % du risque de maladie d'Alzheimer (Beckett et al., 2015), hausse des capacités cognitives (Donnelly et al., 2016).
  • Santé sociale : meilleure intégration sociale (Eime et al., 2013).
  • Sommeil : amélioration de la qualité du sommeil (Committee PAGA, 2018).



On confond souvent sédentarité et manque d’activité physique. Ce sont deux enjeux de santé publique à part entière.

Selon l’HAS, la sédentarité désigne le temps passé assis ou allongé hors du sommeil (au bureau, devant un écran, dans les transports) indépendamment du fait de pratiquer ou non une activité sportive.

La pratique d'activité physique ne suffit pas toujours à compenser les effets néfastes de la sédentarité : un temps assis prolongé de plus de 9 à 10 heures par jour est associé à une augmentation significative de la mortalité globale, cardiovasculaire et par cancer, même chez les personnes qui pratiquent du sport par ailleurs. L'inactivité physique et la sédentarité doivent être traités simultanément.

Affiche de Santé publique France « Debout, chez vous » : dix astuces anti-sédentarité en télétravail. Description détaillée sous l'image.

Description détaillée de l'affiche « Debout, chez vous — 10 astuces anti-sédentarité »

Affiche de Santé publique France. En introduction : « Quand on télétravaille, on peut oublier de se lever régulièrement, de faire des pauses, des étirements… Et pourtant, c'est essentiel pour rester en forme ! »

  1. Surélevez votre ordinateur avec des livres pour travailler debout de temps en temps.
  2. Vous organisez une réunion en visio ? Proposez de commencer par des étirements et quelques squats, rien de mieux pour faire fuser les idées.
  3. Et si vous preniez l'air 5 minutes en bas de l'immeuble ou dans le jardin entre deux dossiers ? C'est bon pour le corps et le moral.
  4. Étirez-vous plusieurs fois par jour pour soulager le dos et le cou, assis ou même debout, c'est encore mieux.
  5. Commencez vos journées par une marche de 10 minutes : c'est l'occasion d'aller acheter du pain frais pour un bon petit-déjeuner.
  6. En télétravail, laissez votre téléphone dans une autre pièce ou à l'étage. Une bonne occasion de se lever sans y penser.
  7. Faire des pauses actives, c'est bon pour la santé. Quelques rotations d'épaules et du cou, ça détend le corps et l'esprit.
  8. Pour penser à vous lever toutes les 30 minutes, alignez 14 stylos sur votre bureau le matin et rangez-en un dès que vous quittez votre chaise. S'ils sont tous rangés le soir, c'est gagné.
  9. Certains mails à vos collègues peuvent être remplacés par un appel : une bonne occasion de prendre de leurs nouvelles et de marcher un peu en téléphonant.
  10. Pour multiplier les occasions de s'aérer, faites plutôt de petites courses tous les jours à proximité, à pied ou à vélo, plutôt qu'un gros plein le week-end.

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